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Bénédicte Dorfman, la dame du lac d'Aiguebelette

Depuis 2006, la rameuse Bénédicte Dorfman est éducatrice à la base départementale d'aviron du lac d'Aiguebelette. En plus de transmettre sa passion, l'ancienne tricolore s'investit à fond pour les championnats du monde d'aviron 2015. Organisés sur le troisième lac naturel de France, ils seront l'an prochain l'événement phare en Savoie Mont-Blanc, dont l'athlète multimédaillée est l'une des ambassadrices. Rencontre au bord de l'eau.

Actumontagne : à quelle occasion avez- vous découvert le lac d'Aiguebelette ?

Bénédicte Dorfman : c'était pour les championnats du monde d'aviron, en 1997. Un événement qui a marqué les esprits. Comme tous les athlètes à l'époque, j'ai eu le coup de foudre pour ce lieu paradisiaque et les qualités idéales du site pour la pratique de l'aviron. Avec Xavier, mon mari (NDLR : champion olympique à Sydney en 2000, quatre fois médaillé mondial et aujourd'hui entraîneur au club d'aviron d'Aiguebelette), nous avons préparé les JO de Sydney et d'autres échéances sur les eaux calmes du lac. À l'époque, nous vivions à Grenoble dont le bassin d'aviron, aménagé sur l'Isère, est soumis aux contraintes du vent et du courant, et donc moins évident pour s'entraîner.

Actumontagne : en 2006, vous êtes recrutée par le Conseil départemental de Savoie. Pour quoi faire ?

Bénédicte Dorfman : c'était dans la foulée de mon quatrième titre de vice-championne du monde d'aviron. Propriétaire et gestionnaire de la base d'aviron du lac, le Conseil départemental de Savoie m'a recrutée comme éducatrice d'aviron. Ma mission est de développer la discipline auprès du grand public et des scolaires, notamment dans le cadre du plan nautique depuis 2012.

 © Sophie Chanaron - Actumontagne

Actumontagne : Quels sont les atouts de l'aviron ?

Bénédicte Dorfman : c'est un sport complet et de pleine nature, que l'on peut commencer à partir de 10 ans. Il se pra- tique hiver comme été. Sport d'endurance, l'aviron est excellent pour la santé. Et comme il est non- traumatisant, on peut le recommander aux seniors. Pour les femmes, c'est un sport qui présente l'intérêt de faire travailler les abdominaux. Idéal pour raffermir son corps et conserver un ventre plat !

Actumontagne : Dans le cadre des championnats du monde d'aviron de 2015, vous faites partie de l'équipe d'agents dédiée à la mise en place du nouveau bassin d'aviron. Vous voilà de l'autre côté de la barrière ?

Bénédicte Dorfman : oui, effectivement, je vis l'aviron côté organisation. Quand j'étais athlète, j'étais concentrée sur la compétition et pas sur ses coulisses. Savoie Mont-Blanc cherchait des personnes disponibles et motivées pour intégrer l'équipe chargée de monter et démonter le nouveau bas- sin de compétition pour les championnats du monde de 2015, et pour les futures grandes compétitions. Le challenge était intéressant et ça me permettait d'apporter mon soutien à Aiguebelette 2015. L'installation des lignes d'eau et des pontons, et leur démontage, sont des opérations plutôt physiques. Elles demandent méthode et précision. Quand nous seront bien rôdés, à l'issue de la coupe du monde de juin, le temps nécessaire à ces opérations, pour lesquelles nous utilisons des bateaux à moteur électrique, sera divisé par trois.


Aviron à huit barreurs sur le lac d’Aiguebelette

Actumontagne : Les championnats du monde de 1997 ont marqué les esprits. Pensez-vous que ceux de 2015 aussi ?

Bénédicte Dorfman : oui. Ils feront date parce que le nouveau bassin naturel est l'un des plus fabuleux du circuit international. Les lignes d'eau offrent une totale équité aux athlètes, les épreuves sont donc beaucoup plus ouvertes. Il va aussi y avoir une vraie communion entre les athlètes et le public, qui aura accès gratuitement aux épreuves. Installés sur la plage de Pré-Argent sur une tribune démontable de 6 000 places, les spectateurs vont être très proches des bateaux, ce qui n'était pas le cas en 1997 sur l'ancien bassin. L'ambiance sera très conviviale. L'événement, qualificatif pour les JO de Rio de 2016, va être une formidable vitrine pour notre sport, mais aussi pour le territoire de Savoie Mont-Blanc, fortement médiatisé.

Actumontagne : Vous ferez quoi, vous, aux mondiaux de 2015 ?

Bénédicte Dorfman : je serai en charge du parc à bateaux. Ça veut dire que contrairement à aujourd'hui, où je travaille les pieds dans l'eau, je serai sur terre, avec les athlètes.

Actumontagne : vous avez arrêté le haut niveau en 2007. Votre reconversion est-elle réussie ?

Bénédicte Dorfman : complètement ! Mon travail consiste à faire partager ma passion pour l'aviron à travers l'enseigne- ment de mon sport et les événements qui le mettent en valeur. Que rêver de mieux ?

Propos recueillis par Sophie Chanaron/Actumontagne


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